christophe lidon metteur en scene
liste des mises en scene christophe lidon
la legende d'une vie

christophe lidon metteur en scene
liste des mises en scene christophe lidon
la legende d'une vie






Accueil ...

Mises en scène ...

A suivre ...

Création CADO - saison 2016-2017


UN FIL A LA PATTE

de Georges FEYDEAU


Avec Adèle BERNIER, Sarah BIASINI, Patrick CHAYRIGUES, Cedric COLAS, Stéphane COTTIN, Catherine JACOB, Yvan LE BOLLOC'H, Bernard MALAKA, Dominique PINON


Théâtre d'Orléans du 4 au 18 mars 2017

"Clin d'oeil" Atrium de Chaville :


https://youtu.be/odfqONKDr1M 

Comment se débarrasser d’une maîtresse lorsqu’on prévoit de se marier le jour même avec une riche héritière ? Voici ce à quoi s’emploie Bois d’Enghien, amant de Lucette Gautier, chanteuse à la mode, artiste réclamée par la baronne Duverger pour la signature du contrat de mariage de sa fille avec... Bois d’Enghien lui-même. L’amant ménage Lucette et déjoue la cascade d’événements et de quiproquos qui pourraient dévoiler son projet.


Pour compléter le tableau : Bouzin, minable compositeur raté, le furieux général Irrigua, amoureux de Lucette prêt à tout pour conquérir la belle, et Viviane, la future mariée qui trouve son fiancé bien trop sage et rêverait d’un séducteur très expérimenté...


le glamour et la sensualité


Pendant les années jazz, zazou, twist, bref depuis toujours, des Lucette Gautier ont enflammé les scènes parisiennes de leur folie et de leur charme, entraînant derrière elles tout un aréopage de créatures de la nuit ou du jour, de Paris ou d’ailleurs. Mais lorsqu’entre Lucette et son amant Fernand de Bois d’Enghien, vient le temps d’officialiser les choses, l’ambiance vire à l’orage. Comment se débarrasser d’une maîtresse lorsqu’on prévoit de se marier le jour même avec une riche héritière ? Les portes claquent et les gifles volent. De crise de nerf en crise de foie, de moment tendre en folie passagère, c’est tout un Paris de la scène et du rire qui va sous vos yeux brûler de mille éclats. Trois coups de feu et place au théâtre, qui est bien plus joyeux que la vie !


Monter «Un fil à la patte» aujourd’hui, c’est aller rechercher derrière les codes du théâtre de Feydeau la vérité jaillissante de ces situations extrêmes, à travers le jeu d’une équipe de brillants acteurs dont l’univers ancré dans le monde d’aujourd’hui garantit une redécouverte de la narration : sous les yeux de l’inénarrable baronne Catherine Jacob, Sarah Biasini incarnera une Lucette Gautier pleine de naturel, de vivacité et de charme, face à Yvan Le Bolloc’h qui endossera les habits du séducteur Bois d’Enghien, fort malmené et vite dépassé par les évènements.


Dominique Pinon prêtera son talent à l’étrange et désarmant Bouzin, victime éternelle. Pour compléter le tableau, le furieux général Irrigua, amoureux de Lucette et prêt à tout pour conquérir la belle, prendra les traits de Bernard Malaka et Viviane, la future mariée qui trouve son fiancé bien trop sage et rêverait d’un séducteur très expérimenté, ceux de… (distribution en cours).


Notre démarche apportera à cette histoire le glamour et la sensualité du Paris des années 50, fait de music-hall, de cabarets et de joie de vivre débridée, synonyme dans le monde entier d’une capitale du spectacle et de la nuit à son apogée. Dans un décor qui jouera de l’esthétique de cette époque et bénéficiera de l’intervention poétique d’images de cinéma, les costumes « new look » façon Christian Dior apporteront à l’ensemble le faste d’un Paris capitale de la mode et du divertissement. Le jazz bondissant de la bande-son donnera à tous le tempo effréné sans lequel le « Fil à la patte » n’est pas du « pur » Feydeau.


Christophe Lidon

  

UN FIL A LA PATTE

de Georges FEYDEAU


avec :

Catherine JACOB, Jean-Pierre MICHAËL, Christelle REBOUL*, Noémie ELBAZ*, Marc FAYET, Adèle BERNIER, Bernard MALAKA, Patrick CHAYRIGUES, Cédric COLAS et Stéphane COTTIN

* en alternance



Théâtre Montparnasse

à partir du 22 mai 2018

www.artistikrezo.com/spectacle/un-fil-a-la-patte-furieusement-comique-au-theatre-montparnasse.html

  

www.hierautheatre.wordpress.com/2018/06/02/feydeau-au-music-hall/

Feydeau au music-hall !

www.lesechos.fr/week-end/culture/spectacles/0301756655185-un-fil-a-la-patte-solide-au-theatre-montparnasse-2181121.php


L'été arrive, il y a de l'électricité dans l'air... quoi de plus excitant qu'un Feydeau pour aborder cette fin de saison théâtrale.«Un Fil à la patte» est à l'affiche du théâtre Montparnasse et, contrairement à ce qu'on pourrait croire, monter cette pièce «vaudevillissime» n'a rien d'une sinécure. L'histoire de ce séducteur désargenté, Fernand de Bois d'Enghien, qui n'ose avouer à sa maîtresse, Lucette Gautier, qu'il va signer un contrat de mariage le soir même avec la fille d'une riche baronne est une machine infernale difficile à contrôler. Il faut y réfléchir à deux fois avant de la mettre en scène.

Christophe Lidon est un homme réfléchi. Pour actualiser la pièce (datant de 1894), il opte pour une transposition légère. L'ambiance french-cancan de la fin du XIXe fait place à celle, jazz, des années 1950 - au moins aussi exubérante. Il convoque une distribution solide (Catherine Jacob, Jean-Pierre Michaël, Noémie Elbaz ou Christelle Reboul, Marc Fayet, Adèle Bernier, Bernard Malaka, Patrick Chayriguès, Cédric Colas, Stéphane Cottin). Et il conçoit un décor malin fait de grandes portes dévoilant des écrans : les entrées et sorties incessantes des personnages ont été filmées en amont, ce qui permet de gagner du temps et de l'espace.

Verdict : ce «Fil à la patte» ne rompt pas. Il a même une belle souplesse élastique qui fait bien entendre le texte et ses gags désopilants. Catherine Jacob en Baronne Duverger faussement évanescente et vaguement lubrique est très drôle - même si elle minaude un peu trop. Jean-Pierre Michaël est un Bois d'Enghien pétulant et veule à souhait. Noémie Elbaz incarne avec grâce et énergie Lucette, Bernard Malaka campe avec panache un Général Irrigua ultra-sanguin...

Clown triste

Christophe Lidon aurait pu leur imposer un tempo encore plus explosif, insuffler davantage de cruauté et de folie dans leur jeu. Le crescendo dans le burlesque n'est pas assez marqué. Moins de farce, plus de mélancolie : c'est la carte visiblement choisie par le metteur en scène, quand on observe le personnage crucial de Bouzin, incarné par Marc Fayet. Le vieux garçon clerc de notaire, auteur de chansons idiotes, apparaît ici davantage pathétique que survolté. C'est un clown triste et sa guigne teinte le «Fil» de quelques gouttes d'encre noire. Rien toutefois qui puisse donner du vague à l'âme à un public conquis, étonné que les facéties de ce vieux Georges le fassent encore rire au troisième millénaire. On ne boudera donc pas son plaisir, même un brin tempéré.

  

FIGAROSCOPE  20 juin 2018


https://vimeo.com/273696680

https://vimeo.com/273697045

Liens vers vimeo :

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/theatre-un-fil-a-la-patte-un-feydeau-fort-bien-ficele-24-06-2018-7790688.php

Fraîcheur et légèreté, en cette chaleur revenue voici l’une des comédies de l’été à laquelle on court s’amuser, un « Fil à la patte » bien ficelé auquel on s’attache d’emblée. A la sauce 1950 avec son ambiance jazzy de cabaret, cette comédie de Feydeau est un régal dans la mise en scène enjouée de Christophe Lidon.

Fernand Bois d’Enghien, coquin bien né, veut absolument rompre avec Lucette, sa chanteuse de maîtresse passée maître du chantage amoureux. Il s’y prend le jour même de son mariage avec une héritière, cérémonie à laquelle ladite Lucette est justement invitée à se produire… L’imprudent !

Des personnages pittoresques

Comment démêler le sac de nœuds dans lequel il s’est laissé empêtrer ? De mensonges en tromperies, se met en branle l’infernale mécanique de Feydeau à laquelle la distribution rend justice, incarnant avec jubilation cette galerie de personnages pittoresques : une diva de cabaret amoureuse et caractérielle ; une baronne – Catherine Jacob, délicieuse – dont les sens s’affolent à la vue de son futur gendre ; une fille de bonne famille qui fantasmait sur un mauvais garçon et se retrouve avec un rasoir raisonnable, un masque que le coureur chausse pour épouser les finances plus que la belle… 

Il y a Bouzin, bien sûr, le parolier bourré de tics un brin toqué, rôle illustre, peut-être le plus gratiné avec le général Irrigua, irrésistible ponte sud-américain amoureux fou, prêt à tuer pour les beaux yeux de Lucette, ou encore ce visiteur régulier, aimable en société mais qui refoule sec du bec…

Loufoqueries, verbe haut et fin, situations et répétitions, la palette comique est complète dans cette histoire. La bobine de ce fil se dévide à une vitesse folle et tout s’emmêle aussitôt, le jeu est généreux, la scénographie ingénieuse avec ses vidéos savamment placées, le public s’amuse et les rires fusent.

NOTE DE LA REDACTION : 4/5

La pièce de Georges Feydeau est jouée cet été au Théâtre Montparnasse dans une version bien troussée, portée par une distribution remarquable.

On court y rire.

Le Parisien24 juin 2018

Les Echos - 4 juin 2018

Tout feu, tout flamme


Sept ans après Jérôme Deschamps, Christophe Lidon s’est donc attelé à une nouvelle présentation d’Un fil à la patte, l’une des pépites du théâtre de boulevard. Comme ce metteur en scène, très fin, sait que si on touche à l’un des rouages de la « machinerie » Feydeau, celle-ci se grippe et se vide de sa folie et de sa substance comique, il a respecté au soupir près les indications de l’auteur. Mais, très astucieusement, il a transposé l’histoire dans le Paris des années 50, et a fait jouer ses acteurs -tous formidables de drôlerie et de dynamisme- dans des costumes new look, sur des rythmes de jazz effrénés et devant des vidéos qui situent l’action.

Le résultat est un spectacle d’une précision éblouissante, d’un glamour fou et d’une gaité étourdissante.